I00177

Un article de Cognard.

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Sommaire


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1 Fiche individuelle

2 Notes et observations

PHYSIQUE / CARACTERE :

  • Petit, brun, vigoureux. Voûté avec l'âge.
  • Rend facilement service.
  • Apprécié de son patron et de ses proches

INSTRUCTION :

  • Va à l'école quelques années seulement.
  • Ne lit pas, sait signer.
  • Parle le breton et le français.

RELIGION :

  • Très attaché aux messes à l’église du bourg du Cloitre où il se rend tous les dimanches à vélo.
  • Plus vieux, s’y fait conduire en voiture par sa fille.
  • Parrain de son petit-fils Jean et de son cousin germain Marcel Keruzoré (16 ans plus jeune).

RETRAITE / FIN DE VIE :

  • Attaque cérébrale en 1958 et reste à demi paralysé. Il découvre en fait un soir vers les 22H qu'il n'a plus aucune force alors qu'il transporte des sacs de pommes de terre à la ferme de Quinquis. On appelle le mèdecin qui, en guise d'ordonnance, conseille le repos. Il sera chez lui vers minuit, et pendant une semaine il reste au lit sans pouvoir parler.
  • En retraite, aime se promener avec ses petits-enfants sur les chemins de Kerdry, et y chercher des nids dans les arbres
  • Sénile 3 ou 4 ans avant sa mort, reste des heures attaché à un arbre, avant d'être transféré à l'hôpital Laënnec de Quimper (29) où il décède quelques mois après.
  • Déclaré décédé au Cloitre au lieu de Quimper. Inhumé au Cloître-Pleyben.

ENFANCE :

  • A Nac'h-Gwen à Lennon où il garde les vaches dès ses neuf ans.
  • Habite ensuite le bourg du Cloitre-Pleyben (29), avant de rejoindre sa femme à Ti-Dobi.

MARIAGE :

  • Repas au café-restaurant Morvan de Prajou-Mari, au Cloitre-Pleyben.
  • Son garçon d’honneur = Pierre Hervé du Quinquis.
  • Témoin lors des mariages de ses belles-soeurs Marguerite et Anna.

LOGEMENTS :

  • Loue pendant vingt ans une petite maison à Ti-Dobi près de celle de ses beaux-parents.
  • Loue en janvier 1951 la maison de Kerdry au Cloître. L'achète en 1970.
  • Quand ils emménagent à Kerdry, la maison de Kerdry n’est pas considérée comme faisant partie du village de Kerdry composé de "trois maisons". Sur une cloison, il est inscrit "Ti-Halen", mais cela n’apparait pas sur les matrices cadastrales.
  • Signification de Kerdry (d'après Michel Priziac dans son "Dictionnaire toponymique du Centre-Ouest-Bretagne") : KERDRY (Le Cloître-Pleyben 29) relate une contraction de KERDERI où l'on trouve comme déterminant le pluriel DIRI de DERO, chêne. KER AN DIRI, le village des chênes.
 
  • Le propriétaire de Kerdry était sabotier. Il faisait ses sabots dans le petit appentis attenant à la maison (démonté en 2000) et les vendait sur les marchés.
  • Les appentis plus récents, et le garage, à cette époque de l’autre côté de la route qui passe près de la maison, sont bâtis par son fils Antoine après 1951.

GUERRE :

  • Service militaire à Joinville-le-Pont.
  • Mobilisé pendant onze mois à la Poudrerie de Pont-de-Buis où il est occupé à fabriquer de la poudre. Libéré en mars 1940 car soutien de famille.
  • Se fait mitrailler au Quinquis par les Allemands. Réussit à se cacher et s’enfuir. Une autre personne à la ferme est tuée.
  • En 1943 un avion américain est abattu, et les occupants sautent en parachute au dessus du Cloitre..

EMPLOIS :

  • Domestique à 16 ans à Gars-ar-Garoff, au Cloître, près de Prajou-Mari, avec Yves Auffret.
  • Commis ensuite pendant 29 ans au Quinquis, au Cloître, chez Le Menn père. Tavaille sept jours sur sept,. Sécurité sociale basée sur 18 jours par mois.
  • En 1956 se dispute avec le fils Le Menn à propos de ses conditions de rémunération.
  • Travaille ensuite deux à trois ans à Kerouron, à Pleyben (route de Croas Lannéguer), chez les Rannou.

ANIMAUX :

  • Aime s'occuper des bêtes, et ne maîtrise pas la conduite des tracteurs modernes (raison également plausible de son départ du Quinquis).
  • Jean Sévère de Quénécadec en Lennon : "lorsqu'il était à Kerouron, il ne s'arrêtait jamais, il se levait vers les 5 heures du matin. On l'entendait aller avec ses seaux voir ses bêtes".

PHOTOS :

  • Le frère (Jean-François Le Menn) de son patron de ferme au Quinquis, fait et développe de nombreuses photos sur plaques entre 1910 et 1930.
  • Sur l’une l’on voit Jean derrière un cochon tué. Sur une autre on le voit une faux à la main.
  • Ces clichés de la vie quotidienne ont fait l’objet de plusieurs exposition à la mairie du Cloitre dans les années 80.
  • Les plaques sont conservées au musée de Bretagne de Rennes (cf article de Paul Le Menn, fils de Jean-François, dans le bulletin municipal de 1996).
  • En 1992, Paul Le Menn offre à Catherine Le Du un Dictionnaire de la Bretagne de Michel Renouard (ISBN 2.27373.0825.9, ed. Ouest-France). En 1ère de couverture : "On tue le cochon, vers 1920, au Cloitre-Pleyben (Finistère)" et en dédicace : "De la part de P. Le Menn, en souvenir de Jean Cognard, dont l’ardeur au travail m’a particulièrement impressionné dans ma jeunesse".

3 Documents et photos

3.1 Etat civil - archives

3.2 Photographies